INTERVIEW WENDY ANDREU

    D’où puisez-vous votre inspiration ? 

    Dans mon travail, l’inspiration est multiple. J’aime beaucoup repenser les techniques de fabrication cela vient de mon intérêt pour l’artisanat. Je me questionne très souvent sur la manière dont les choses sont faites autour de moi les objets, le mobilier, … On prend souvent ce que l’on achète pour acquis alors que tout objet nécessite la transformation d’une matière première, brute en un produit manufacturé. Cette transformation est le fruit de savoir-faire, d’énergies, d’infrastructures, de pollutions…J’aime également beaucoup regarder l’architecture et me nourrir de ses détails de construction. La mode est quelque chose qui me fascine également, elle est très intéressante esthétiquement et sociétalement. 

    Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier ? 

     Depuis que j’ai 14 ans, je fais des études en arts appliqués. J’ai d’ailleurs été au lycée Cantau à Anglet. Ce qui m’a de suite plu dans l’art c’était sa capacité à donner une dimension supplémentaire à la vie. Il nous permet d’observer, de regarder avec un œil neuf ce qui nous entoure. Je ne regrette pas du tout d’avoir choisi cette voie aujourd’hui. 

    Quel est votre parcours ? 

    J’ai d’abord fait une école d’artisanat d’art l’école Boulle, cela m’a permis de développer une connaissance technique. Ensuite, j’ai poursuivi à la Design Academy, où l’approche du design était plus conceptuelle et avant-gardiste. Les professeurs hollandais nous poussaient à aller au-delà de nos limites créatives et nous demandaient de sortir de notre « zone de confort ». Ma pratique textile est alors née d’un échec celui de ne pas savoir utiliser les techniques traditionnelles telles que la couture, le tricotage et le tissage. Néanmoins, ayant la volonté de faire quelque avec les matières souples, j’ai décidé de coller les cordes de coton que j’avais avec du silicone afin de créer un matériau composite. Depuis, j’ai fait évoluer cette matière grâce à des systèmes de moulages plus ou moins complexes afin de créer des accessoires de mode et du mobilier. Quelques-uns des fauteuils Dragon sont exposés à la boutique Duchatel.

    Qu’est-ce que vous inspire la ville de Biarritz ? 

    Je viens à Biarritz depuis que j’ai 14 ans, j’ai d’abord étudié dans une ville à côté. Plus tard, je faisais les saisons d’été à l’Hôtel du Palais. 

    J’y reviens souvent avec énormément de plaisir, la ville est magnifique, l’océan grandiose, et la gastronomie délicieuse. De plus en plus de personnes que je connais s’y installent et je les comprends dès que j’y pose mes valises, la pression redescend et tout devient doux. 

    Aussi, j’apprécie que la ville soit « Safe « et ouvertes aux personnes LGBT. J’ai notamment assisté au premier festival de surf queer et féministe le Classic Surf Festival, ici, à Biarritz ! 

    Quel est le lieu le plus inspirant à Biarritz ? 

    Il y a pleins d’éléments inspirant notamment dans le design de l’espace public. J’adore toutes les rambardes en béton projetés ainsi que celles imitant des branches de bois.  J’adore la côte des Basques avec son immense escalier et les renforts sur la falaise. C’est impressionnant et la lumière y est magnifique. Mais l’escalier que je préfère est celui à côté de l’hôtel Miramar. 

    Quelles sont les choses qui me rendent heureuse ? 

    Pour avancer, j’ai toujours besoin d’avoir un objectif à atteindre. Ce qui me rend heureuse c’est donc de tout mettre en œuvre pour atteindre ces objectifs. Cela peut être un nouvel objet que je souhaite réaliser, un voyage que je souhaite faire… Un de mes prochains défi est de faire une résidence au centre d’art verrier de Marseille, le Cirva où j’espère mettre au point des techniques innovantes pour travailler le verre. Aussi, je suis très attirée par les Etats-Unis et j’espère pouvoir y aller très prochainement.